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Antraigues - Quand la bêtise abat un symbole

C'est moi votre « pibou », l’olivier planté samedi dans la cour de l'école sous le ciel de la République et la bienveillance des habitants et élus de Vallées d'Antraigues Asperjoc et du département. C'était une belle fête et un beau moment de partage.

Hier symbole vivant de vos espoirs, de vos valeurs, de votre unité. 

Et puis… la nuit est tombée. Et avec elle, une lame a tranché mon destin et l'avenir radieux qui m'attendait auprès de cette école qui vous est si chère.

Un acte révoltant, irrespectueux et indigne de notre commune et de ses habitants attachés depuis toujours aux valeurs de liberté et de fraternité.

Je suis à terre aujourd’hui mais demain, je serai debout à nouveau !

Cet acte n’est pas seulement une blessure symbolique. Les incivilités ont un coût pour la commune : le temps perdu, l’argent public dépensé pour réparer, remplacer, effacer les traces de la bêtise ou de la haine. A chaque fois, la réponse sera ferme : une plainte sera déposée auprès de la gendarmerie. Car la République ne se laisse pas abattre, et la loi doit protéger ce qui nous unit.

L’Arbre de la Liberté Notre PIBOU : Un Symbole Brisé, une Communauté Debout

Vallées d’Antraigues Asperjoc le 24 mai 2026

Hier, nous avons planté ensemble l’Arbre de la Liberté, notre PIBOU. Sous un ciel clair, devant des visages soucieux mais déterminés, nous avons enfoncé nos pelles dans la terre, symbolisant notre engagement commun pour des valeurs auxquelles nous sommes tous attachées : la liberté, la solidarité, le respect. Les élus locaux et régionaux étaient là, aux côtés des habitants, pour marquer ce moment historique. Cet arbre, c’était plus qu’un végétal : c’était une promesse, un serment, un rêve partagé.

Ce matin, le rêve s’est brisé. Dans le silence de la nuit, quelqu’un a scié cet arbre. Quelqu’un a choisi l’obscurité pour éteindre une lumière. Quelqu’un a préféré la destruction à la construction, la division à l’unité.

Nous pleurons tous aujourd’hui.
Nous pleurons pour l’arbre, bien sûr. Mais nous pleurons surtout pour ce que cet acte représente : une atteinte à ce que nous sommes, ce en quoi nous croyons. Un arbre, on peut le replanter. On va le replanter.

Pourtant, nous ne nous laisserons pas abattre.
Car un arbre, même abattu, laisse des racines. Et nos racines, à nous, sont profondes. Elles sont faites de l’histoire de notre village, de la force de ses habitants, de la détermination de ceux qui, hier comme aujourd’hui, choisissent de se battre pour ce qui est juste.

Nous ne savons pas encore qui a commis cet acte. Peut-être était-ce un geste isolé, peut-être une malveillance plus large. Mais une chose est sûre : vous n’avez pas gagné. Vous avez peut-être abattu un symbole, mais vous n’avez pas brisé notre volonté. Vous avez peut-être pensé nous diviser, mais vous n’avez fait que nous souder davantage.

À ceux qui ont fait cela :
Sachez que nous ne vous haïssons pas. Nous sommes tristes, oui. En colère, sans doute. Mais nous ne vous réduirons pas à cet acte. Nous vous tendons la main. Venez parler avec nous. Expliquez-nous. Aidez-nous à comprendre, pour que, ensemble, nous puissions tourner cette page.

À tous les habitants :
Rassemblez-vous. Parlez-en. Ne laissez pas cet acte vous isoler. Au contraire, faites-en un nouveau départ. Hier, nous avons planté un arbre. Aujourd’hui, plantons-en dix. Hier, nous étions unis. Aujourd’hui, soyons indestructibles.

Un arbre peut tomber. Une forêt, jamais.

                                                            Laurence SAUTEL-AYMARD

                                                            Maire de Vallées d’Antraigues Asperjoc